Lundi 22 juin
Malakouleur, une cuisine du monde et responsable
Rédigé par Farah Sadallah
Ce nouveau lieu célèbre la diversité culturelle (crédit : Malakouleur).
Grâce aux invendus du Min, les bénévoles du restaurant associatif proposent tous les jours un nouveau plat du jour d’inspiration turque ou d’une autre région du monde. Ce nouveau lieu a pour ambition de dynamiser le quotidien des habitants du quartier Malakoff.
La petite histoire
- Omer Demirel est un enfant de Malakoff qui s’est toujours engagé dans la vie de quartier, pour soutenir les plus jeunes et les plus âgés.
- Aujourd’hui âgé de 40 ans, il est à la tête de l’association Ambitions jeunesses et du restaurant associatif Malakouleur. « J’ai toujours voulu être un moteur pour représenter les miens », raconte cet ancien animateur chez Accord.
- À l’origine, Malakouleur était une célèbre fête du quartier, organisée chaque année. « C’était dans les années 90-2000. C’était une fête populaire qui rassemblait tous les habitants autour de grillades et de stands. À l’époque, Malakoff était plus cosmopolite. Il y avait une grande diversité. » Alors, en ouvrant ce restaurant associatif, Omer Demirel a voulu faire perdurer ce souvenir.
- Depuis janvier 2026, Malakouleur a pris la relève des anciens locataires, Disco Bowl. « Cela fait très longtemps que je voulais récupérer ce local, alors, quand ils sont partis, j’ai sauté sur l’occasion. »
- Déjà investi dans l’organisation de cours d’alphabétisation, de voyages, d’ateliers en lien avec la culture ou la santé, au sein d’Ambitions jeunesses, Omer Demirel a voulu aller plus loin en ouvrant ce restaurant associatif.
Le concept
- Ouvert uniquement le matin et le midi, Malakouleur et ses dix bénévoles proposent des plats végétariens avec une option carnée.
- En plat du jour, vous pourrez par exemple déguster des aubergines farcies aux légumes ou à la viande, un couscous ou encore un tajine.
- Une fois par mois, une femme du quartier vient cuisiner un plat de sa région du monde dont elle est originaire, comme le Portugal, le Sénégal, la Bosnie, l’Érythrée… Pour faire honneur à ses origines, Omer Demirel propose aussi des incontournables de la cuisine turque, comme les gözleme (galette farcie) et les lahmacun (pizza turque).
- En entrée, vous aurez le choix entre le taboulé, les pogaca (pains garnis) ou en ce moment, une salade melon, tomate, feta. En dessert, le riz au lait, le tiramisu et les baklavas sont à la carte. « Là par exemple, on a fait une tarte Tatin, car on a récupéré beaucoup de pommes des Min. »
- Dans une démarche écoresponsable, l’équipe en cuisine ne réalise que 20 plats du jour par jour afin d’éviter le gaspillage. « S’il nous en reste, on les donne aux associations étudiantes pour qu’elles les redistribuent gratuitement. »
En complément
- Avec ses 30 places assises, le restaurant propose de la vente à emporter. « On est très rapidement complet le midi. On va prochainement mettre en place la possibilité de réserver. »
- Malakouleur livre également des repas chez les personnes à mobilité réduite, en plus de faire traiteur pour les entreprises. Ainsi, « en septembre, on va pouvoir salarier des personnes. Ce qui équivaut à trois contrats de 10 h par semaine ».
- Toujours dans une démarche de soutenir la jeunesse, Omer Demirel voudrait mettre en place des ateliers dédiés à l’alimentation pour les enfants, ainsi que “des cafés littéraires” pour les adolescents et jeunes adultes, afin d’échanger sur une œuvre choisie.
S’y rendre : 8 place Rosa Parks. Ouvert du lundi au vendredi, de 9h à 15h. (9h-11h 30 : café et petit-déjeuner ; 12h-14h : restauration du midi).
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