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Bonjour,
L'actualité du 3 juin

Météo :

Beau temps peu nuageux (min : 16° ; max : 28°).

Trafic :

Jusqu'au 7 août, la circulation dans la rue Pierre d’Auvergne (quartier Mosson) se fera de manière alternée, en demi-chaussée, avec signalisation prioritaire selon l’avancement du chantier (travaux de renouvellement du réseau d’eau potable et des branchements).

Jaume Plensa invite à faire silence 🤫

Des structures en maillage métallique suspendues au plafond telles de gigantesques mobiles (crédit : Ludovic Séverac / Montpellier 3M).

Avec l'exposition monumentale Mirage, présentée à partir d'aujourd'hui au Carré Sainte-Anne, la star mondiale de la sculpture contemporaine transforme l’ancienne église en un refuge de calme et de contemplation.

Ce qu'il faut savoir

  • 2 immenses visages de femmes se font face dans la nef du Carré Sainte-Anne. Les yeux clos. Un doigt posé sur les lèvres. Le geste est simple, universel. Mais dans l’ancienne église devenue lieu d’art contemporain, il prend une force particulière.
  • Avec Mirage, l’artiste catalan Jaume Plensa, dont les œuvres habitent les places de Chicago, Madrid ou Londres, propose une parenthèse de silence au cœur d’un monde saturé de bruit.
  • Suspendues dans l’espace comme des apparitions, ses sculptures en maillage métallique semblent flotter entre ciel et terre. « Les choses les plus importantes dans la vie sont invisibles », résume l’artiste.

Pourquoi c’est important

  • Après avoir accueilli JR lors de sa réouverture en 2025, le Carré Sainte-Anne confirme son ambition internationale. Mirage, c'est une exposition, mais c'est aussi un dialogue avec l’histoire même du lieu.
  • Construite au XIXe siècle comme symbole de réconciliation entre catholiques et protestants, l’église retrouve ici sa vocation première : celle d’un espace d’écoute et de rencontre.
  • « Tout est extrême et violent aujourd’hui. Il est nécessaire de parler plus profondément, au lieu de parler plus fort », confie Jaume Plensa.
  • Pour Numa Hambursin, commissaire de l’exposition, ces 2 figures silencieuses rappellent que « le silence et la beauté rendent le dialogue possible ».

Ce qui compte

  • Outre l’installation monumentale Les Invisibles, créée pour répondre avec la verticalité de la nef, vous découvrirez des sculptures de bois et des gisants d’albâtre conçus spécialement pour Montpellier.
  • L’ensemble compose un parcours empreint de spiritualité, sans jamais être religieux. Dans une ville qui entre en festival tout l’été, Mirage offre un contrepoint inattendu : un temps de pause. Une invitation à ralentir, regarder et écouter autrement.
  • Entrée libre du mardi au dimanche, de 10h à 13h et de 14h à 18h, jusqu'au 1er novembre.
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Une nouvelle cantine du vivre ensemble 🍴

Muse a ouvert la semaine dernière au rez-de-chaussée de l'Higher Roch (crédit : Muse restaurant Montpellier).

Fraîchement inaugurée, la brasserie bistronomique Muse est située au rez-de-chaussée du Higher Roch, la folie architecturale du quartier Nouveau Saint-Roch. Découverte.

La toile de fond

  • En octobre 2025, le maire Michaël Delafosse remettait au chef Benji Vicens et à la gérante Nina Carles, les clés de leur établissement, propriété du groupe public local Altémed.
  • Réalisée par l’agence Brenac & Gonzalez, cette tour de 50 m de haut, qui représente une danseuse de flamenco, s’inscrit dans une ÉcoCité qui compte à la fois des logements, des bureaux et des commerces.
  • Après de longs travaux, l’ouverture prévue pour le début de l’année est effective depuis quelques jours. L’établissement baptisé Muse est un lieu de vie qui privilégie le partage. Cette cantine dotée d’une centaine de places (en incluant la terrasse) a été scénographiée par l’artiste et associé Christophe Goutes.
  • À l’intérieur, celui-ci a adopté une approche minimaliste mais conviviale. « Le bar et la cuisine fusionnent en un seul espace surplombé d’une mezzanine », explique à l'Essentiel Montpellier Christophe Goutes.
  • « Le mobilier se compose de petites et grandes tablées, de chaises d’écoliers, d’une boule à facette et de plantes vertes », ajoute-t-il.

Le concept

  • Il se veut vivant du matin jusqu’au soir (de 7h à 23h) avec petit-déjeuner gourmand, une carte de saison dotée de 3 plats au choix et renouvelée selon les arrivages. En soirée, sont servies assiettes à partager (raciones) et bouchées individuelles (pintxos) inspirées des tapas de Bilbao.
  • Ancrée dans le territoire, la proposition culinaire du chef Benji Vicens entend favoriser le terroir dans une logique de circuit court.
  • « La qualité commence par le respect du produit et du producteur avec des collaborations de proximité, comme avec la Ferme marine des Aresquiers de Vic-la-Gardiole pour les poissons, les huîtres ou les moules », précise Christophe Goutes.
  • « Sans oublier l’agriculture urbaine de la Halle Tropisme, les fleurs et les plantes comestibles de Pascalou dans les Cévennes ou encore les vins du Mas de Saporta et du Domaine de Calage à Saint-Aunès. »
  • Grâce à son expérience internationale, le chef Benji Vicens mixe aussi les influences méditerranéennes avec les cuisines créoles, asiatiques et mexicaines, tout en respectant la saisonnalité.
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20 ans d'idées en partage 🇨🇦

Ces rencontres rassemblent enseignants, chercheurs, professionnels et représentants institutionnels (crédit : UMPV).

Chercheurs, enseignants, étudiants et responsables universitaires français et québécois se retrouvent aujourd'hui pour la 10e édition des Rencontres scientifiques universitaires Montpellier - Sherbrooke.

De quoi parle-t-on ?

  • Depuis 20 ans, Montpellier et Sherbrooke, ville québécoise jumelée avec la capitale héraultaise, entretiennent un profond dialogue universitaire. Tous les 2 ans, les 2 territoires alternent l'accueil des Rencontres scientifiques universitaires Montpellier-Sherbrooke.
  • Cette édition anniversaire réunit les communautés de l'Université de Montpellier, de l'Université Paul-Valéry et de l'Université de Sherbrooke autour d'un même objectif : faire naître de nouveaux projets de recherche, de formation et d'innovation.
  • Le fil rouge de cette année ? « Les enjeux et opportunités de l'utilisation de l'intelligence artificielle dans les coopérations universitaires ». Une thématique qui traverse désormais toutes les disciplines.

Entre les lignes

  • Derrière les conférences et les ateliers se joue bien davantage qu'un simple rendez-vous académique. Créée en 2006, l'Alliance stratégique Montpellier-Sherbrooke favorise les mobilités étudiantes, les échanges de chercheurs et la construction de formations communes.
  • Au fil des éditions, ces rencontres ont permis de faire émerger des collaborations durables entre laboratoires, enseignants et institutions.
  • « Renforcer et développer des partenariats de recherche et de formation conjoints » demeure l'ambition affichée de ce partenariat franco-québécois qui célèbre cette année son 20e anniversaire.

Le programme

  • Pendant 3 jours, les campus montpelliérains accueilleront plusieurs dizaines d'ateliers et colloques.
  • Parmi les temps forts ouverts à la communauté universitaire : des échanges sur l'intelligence artificielle et la démocratie, les médias et l'esprit critique, les enjeux de santé globale et de crises environnementales, les neurosciences ou encore la recherche-création à l'université.
  • En prélude à ces rencontres, l'événement Cap sur le Québec, organisé hier au Domaine de Grammont, a permis également au grand public économique et entrepreneurial de découvrir les opportunités de coopération avec la Belle Province.
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Le jean à tout prix 🇧🇷

Dans cette région reculée du Brésil, plus de 20 millions de paires de jeans sont produites chaque année (crédit : JHR Films).

Dans le cadre des Semaines de l’Amérique latine et des Caraïbes, le cinéma Utopia propose ce soir à 20h, une séance unique du documentaire En attendant le carnaval, suivie d’un échange avec l’association franco-brésilienne Cafofo.

De quoi s’agit-il ?

  • Dans les ruelles poussiéreuses de Toritama, au cœur du Nordeste brésilien, le jean est partout. Dans ce village devenu la capitale du jean, plus de 20 millions de pantalons sont produits chaque année dans des ateliers improvisés.
  • Avec En attendant le carnaval, le réalisateur Marcelo Gomes filme le quotidien de ces habitants qui travaillent sans relâche, souvent pour quelques centimes, mais revendiquent leur liberté.
  • « Ici, les gens sont fiers d’être maîtres de leur temps », raconte le cinéaste. Sans misérabilisme, le documentaire interroge les promesses et les paradoxes d’un capitalisme omniprésent. Une œuvre sensible et étonnante qui dévoile une réalité méconnue du Brésil contemporain.
  • La projection aura lieu ce soir à 20h, à l’Utopia (5 avenue du Docteur-Pezet) ; tarif : 7 €.

Zoom sur

  • À l’issue de la séance, le public pourra échanger avec des membres de Cafofo, association franco-brésilienne installée à Montpellier depuis 2018.
  • Son ambition : créer des passerelles entre les cultures française et brésilienne. Cours de langue, ateliers, concerts, rencontres ou accompagnement des expatriés, l’association agit au quotidien pour « favoriser l’inclusion des Brésiliens et valoriser leur culture ».
  • Un engagement qui prend tout son sens après la projection de ce documentaire, invitation à mieux comprendre les réalités sociales, culturelles et humaines du plus grand pays d’Amérique latine.
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L'entretien : Éric Bart, « à nous de convaincre les habitants » 🎭

Éric Bart, l’homme discret qui parle à l’oreille des théâtreux (crédit : Michaël Huard).

Né à Bâle, en Suisse, il est le directeur artistique par intérim de la Cité européenne du Théâtre Domaine d'O Montpellier. Apparu dans le paysage culturel français en 2000, il assure la direction artistique de l'Odéon, menant sa carrière entre la Suisse et Paris. À Montpellier, Jean Varela l'appelle en 2019 pour la programmation artistique du Printemps des Comédiens. Rencontre.

Directeur artistique du Domaine d’O depuis 6 mois, quel bilan à mi-parcours ?

« Nous avons traversé quelques turbulences et la vraie question reste celle de la fréquentation. Le public sera-t-il au rendez-vous ? »

« Dans le théâtre, on dit souvent qu’il n’y a pas de mauvais spectateurs, seulement de mauvais spectacles. À nous de convaincre les habitants de redécouvrir ce lieu magnifique qu’est le Domaine d’O et de venir partager cette 40e édition du Printemps des Comédiens. »

« Ce qui est frappant à Montpellier, c’est l’attachement du public aux festivals. Il existe ici une véritable culture de l’événement, et c’est une chance. »

Le Printemps des Comédiens joue-t-il dans la même cour que le Festival d’Avignon ?

« Au Festival d’Avignon, qui est entièrement subventionné par l’État, c’est le Tout-Paris qui déménage dans le Sud. À Montpellier, c’est la Métropole qui défend la culture. Le Printemps des Comédiens, Montpellier Danse et Radio France sont 3 festivals d’envergure nationale. »

« Pour viser l’excellence, il faut commencer par s’inscrire dans la cité et le public doit croire à notre projet. Le Printemps des Comédiens s’inscrit dans les festivals d’été, mais le Domaine d’O soutient la production et la création de spectacles comme Bérénice, diffusés à travers le monde. »

« Notre travail est reconnu sans équivoque à l’international. L’important reste de créer une filière nationale, voire internationale, tout en restant ancré sur notre territoire et de continuer à défendre les acteurs culturels du spectacle vivant qui créent ici. »

La future gouvernance de la Cité européenne se prépare. Y serez-vous impliqué ?

« Pour l'instant, je me concentre sur la direction artistique du Printemps des Comédiens. La décision de poursuivre le projet revient au pouvoir politique. Être nommé, c'est bénéficier d'un espace de création, mais il faut savoir rester à sa place. »

« Vous êtes le garant de la liberté artistique, tandis que le pouvoir reste le gardien de la nomination. Les choix politiques se fondent sur un projet et la sélection du successeur relève souvent de l’intuition. »

« Il faut attendre de voir si le Printemps des Comédiens aura su convaincre le public. N'oublions pas que le théâtre est l'art du présent.  »

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Revue de presse 🗞

Planning familial : Un appel aux dons réussi mais...

Le planning familial a lancé, mi-mai, un appel aux dons qui lui a permis de collecter 20 000 €, rapporte Midi Libre. Une mobilisation collective rassurante mais qui n’ôte pas les inquiétudes autour de la fragilité financière de l’association montpelliéraine.

La collection Louis Nicollin en mairie

Du 26 juin au 18 juillet, une nouvelle exposition réalisée en partenariat avec la famille Nicollin sera visible dans le hall de l'hôtel de ville afin de mettre en lumière l'univers du football, indique La Gazette de Montpellier. En pleine Coupe du monde, la Ville mettra à disposition une quarantaine de pièces rares.

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NOS IDÉES SORTIES 💡

Une voix d’exception au Château de la Piscine

Le Château de la Piscine accueille ce soir à 20h (accueil dès 19h15), un concert lyrique en plein air avec la mezzo-soprano Karine Deshayes (parmi les plus renommées de sa génération), accompagnée au piano par Dominique Plancade. Dans un format intimiste, ce rendez-vous propose un magnifique voyage de Mozart à Rossini.

  • 20h.

  • 129, avenue de Lodève.

  • 39 € ou 59 €.

(Aymeric Giraudel)

(Odéon Montpellier)

Secrets de famille et spiritisme

Dans la comédie signée Eddy Barbier et Mathieu Oliver Jusqu'à ce que ma belle-mère nous sépare, proposée ce soir à 20h45, sur la scène de l'Odéon Montpellier, Emma et Thibault pensaient passer un week-end romantique à la montagne... Mais la mère de Thibault s’invite puis revient hanter le chalet après sa mort.

  • 20h45.

  • Zac Le Fenouillet, Pérols.

  • 22 et 23 €.

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Direction de la rédaction : Jean-Marc Paillous avec Emmanuelle Magne et Dany Laforge. Rédacteur en chef : David Pagès. Avec : Christelle Zamora.

À demain !

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