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L'actualité du 22 juin

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Végétaliser le centre-ville de Saint-Étienne-du-Rouvray 🎍

La rue Lazare-Carnot sera fermée sur la portion du parking durant la deuxième quinzaine d'août (crédit : CC).

Un grand chantier de réaménagement de la place de l'Église de Saint-Étienne-du-Rouvray débutera mi-août 2026. Une réunion publique d'information est organisée à ce sujet à 18h.

Les bases

  • Jugée « trop minérale » et usée par le temps, la place va faire l'objet d'une rénovation complète : voirie, éclairage et végétalisation.
  • Une quarantaine d'arbres et de nombreux arbustes seront plantés, essentiellement en bordure de la place, en remplacement partiel d'arbres malades.
  • Les 72 places de stationnement gratuites sont maintenues, mais seront enherbées. Le projet est piloté par la Métropole Rouen Normandie pour un budget de 600 000 €.

Zoom sur

  • La portion de rue qui longe l'église, où une stèle en hommage au père Jacques Hamel a été installée en 2017, sera entièrement piétonnisée à l'issue du chantier.
  • Dans les rues Lazare-Carnot et Léon-Gambetta, la vitesse sera abaissée à 30 km/h et un plateau surélevé installé pour calmer la circulation.
  • Les travaux s'achèveront en janvier 2027. Ils s'inscrivent dans un projet plus large de réhabilitation du centre-ville, qui inclura d'ici deux ans la place des Puits et le déménagement du garage Renault de la rue Gambetta.

Ce qu'il faut savoir

  • Durant le chantier, la rue Lazare-Carnot sera fermée sur la portion du parking durant la deuxième quinzaine d'août, avant réouverture pour la rentrée scolaire.
  • De septembre jusqu'à la fin des travaux, la place sera inaccessible à la circulation et au stationnement.
  • Les usagers sont invités à se reporter vers les parkings Corneille et celui en face de la Poste, rue Olivier-Goubert. L'accès aux commerces et à l'église reste assuré. Le marché du dimanche est maintenu, mais probablement déplacé.

Y aller : Réunion publique lundi 22 juin, à 18h, Espace Georges-Déziré, Salle Raymond-Devos, à Saint-Étienne-du-Rouvray.

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Se balancer au dessus de la ville 🔔

Cette immersion sonore vous permettra de profiter du point de vue unique de la côte Sainte-Catherine (crédit : A. Aubry).

Sur la côte Sainte-Catherine, l'artiste Céleste Boursier-Mougenot a installé une œuvre inédite, à découvrir jusqu'au 27 septembre.

Le cadre

  • Le festival Normandie Impressionniste fête sa sixième édition cette année.
  • Cette édition rend hommage au centenaire de la disparition de Claude Monet à Giverny. Pendant près de quarante ans, l'artiste avait façonné son jardin en un véritable tableau vivant.
  • Fait inédit, la programmation 2026 est entièrement tournée vers l'art contemporain. 

Focus

  • C'est en collaboration avec le Frac Normandie que l'œuvre Points de suspension a pris place sur les hauteurs de Rouen.
  • Il s'agit de trois portiques surmontés de cloches d'église anciennes de 4 mètres de haut, auxquelles sont accrochées des balançoires. Il suffit de s'y asseoir, de se balancer, et les cloches sonnent.
  • Le visiteur devient musicien sans le vouloir, compositeur d'une partition de plein air improvisée au-dessus des toits de la ville.

Pour aller plus loin

  • L'artiste à l'origine de l'œuvre n'est autre que Céleste Boursier-Mougenot. Sculpteur et musicien, figure incontournable de la scène artistique française et internationale, il construit depuis plus de trente ans une œuvre singulière à la croisée de la musique, du mouvement et des éléments.
  • Sa spécialité : extraire le potentiel sonore d'objets qui n'ont pas été conçus pour en produire, créer des situations qui sont des pièges pour l'écoute et la rêverie.
  • Il est possible de contempler le reste de son travail dans la cour du cloître du Frac Normandie, où une ronde de huit balançoires surmontées de huit cloches anciennes, arrimée à une vaste étendue de verre de 900 m², a été déployée pour l'occasion.
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Combattre les inégalités dans l'enseignement supérieur 👩🏼‍🎓

Les élèves de milieux favorisés représentent 52 % des effectifs en classes préparatoires aux grandes écoles (crédit : Adobe Stock).

Dès aujourd'hui et jusqu'au 24 juin, l'université Rouen Normandie accueille la troisième édition du colloque Egalisup, consacré aux inégalités scolaires.

De quoi s'agit-il ?

  • Après Montpellier en 2020 et Rennes en 2023, Egalisup se tient cette année à Rouen.
  • Les travaux s'articuleront autour de trois axes : la diversité et l'inclusion des nouveaux publics dans l'enseignement supérieur, l'orientation du secondaire au supérieur, et les pratiques d'évaluation et de remédiation.
  • « Nous voulons croiser plusieurs disciplines et approches pour mieux comprendre les processus à l'œuvre, par exemple la façon dont les professionnels accompagnent l'orientation des élèves », précise Jonas Didisse, responsable du pôle Recherche et Innovation de l'INSPE Normandie Rouen-Le Havre.

Le constat

  • Les chercheurs de l'URN constatent que les élèves de milieux favorisés sont surreprésentés dans les filières d'excellence : près de 52 % des effectifs en classes préparatoires aux grandes écoles contre 7 % pour les enfants d'ouvriers.
  • Les filles obtiennent de meilleurs résultats scolaires que les garçons, mais ne représentent que 36 % des élèves de terminale en doublette maths-physique-chimie.
  • À cela s'ajoute une ségrégation entre établissements : ceux des centres-villes, plus réputés, sont favorisés par rapport à ceux des quartiers prioritaires.

Quelles solutions ?

  • « Promouvoir davantage de mixité dans les établissements constitue une piste incontournable en termes de justice sociale », explique Carole Daverne-Bailly, professeure en sciences de l'éducation à l'URN. « Mais cela est très compliqué à mettre en œuvre : il faut non seulement penser l’instruction des enseignants à la diversité, mais également convaincre les familles les plus favorisées. »
  • Le colloque s'inscrit dans un programme de recherche copiloté par l'URN, qui vise à analyser scientifiquement les parcours des élèves de la maternelle à l'université, en croisant plusieurs disciplines et en engageant un dialogue entre chercheurs et acteurs de terrain.
  • « Les formations initiales et continues adossées à la recherche constituent un levier important de transformation des pratiques des professionnels de l'enseignement », conclut Jonas Didisse.

Y aller : INSPE Normandie Rouen-Le Havre, 2, Rue du Tronquet, à Mont-Saint-Aignan.

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Le Café Perdu renaît rue d'Amiens 🍷

L'établissement s'approvisionne en légumes bio auprès des Jardins Des Mondrots, une ferme maraîchère locale (crédit : Les Jardins Des Mondrots).

Vendredi dernier, la célèbre adresse rouennaise a ouvert ses portes après plusieurs mois de fermeture.

Les coulisses

  • Liquidé en février sur décision de justice après un important dégât des eaux en 2024, l'établissement renaît grâce à l'alliance nouvelle de quatre passionnés.
  • Deux anciens salariés du lieu, Jean-Christophe Alépée, cuisinier, et Julie Jarosez, serveuse, se sont associés à Anne-Gaëlle Le Varrot, ancienne habituée du café devenue proche de l'équipe, et à Cédric Poitel, ami de Jean-Christophe.
  • L'idée a germé lors d'une discussion à la fin d'un service, alors que la liquidation se profilait. Les quatre ont ainsi créé la SAS Court-Circuit, à parts égales, avec un souci d'équité et de respect mutuel du savoir-faire de chacun.

Du renouveau

  • La répartition des rôles est naturelle : Jean-Christophe reste en cuisine, Julie est au service et Cédric, passionné d'œnologie, prend en charge la carte des vins. De son côté, Anne-Gaëlle, ancienne restauratrice, pilote l'administratif.
  • L'esprit brocante, le mobilier chiné et l'ambiance familiale sont préservés. Quelques travaux de remise en état et des éléments de décoration supplémentaires ont simplement été ajoutés.
  • Côté assiette, le végétal reste au cœur de la carte, avec un approvisionnement en circuit court inchangé.

Le détail

  • Les cafés et thés viennent du normand Couleur café, les champignons sont produits dans l'Eure, le poisson est issu de la pêche côtière normande, et les viandes viennent directement de Seine-Maritime.
  • L'établissement s'approvisionne notamment en légumes auprès des Jardins Des Mondrots, une ferme maraîchère bio à Saint-Victor-l'Abbaye.
  • Pour la toute nouvelle carte, il faut compter sur une entrée-plat ou plat-dessert à 24 €, la complète à 28 €.
  • Pour l'ouverture, régalez-vous d'un œuf mayo miso d'orge et sésame en entrée ou encore un cheesecake citron, sablé breton et coulis de rhubarbe en dessert. La carte toute neuve est publiée sur les réseaux du restaurant, ici.

Y aller : Le Café Perdu, 44 rue d'Amiens, Rouen. Du mardi au jeudi de 12h à 14h, et du vendredi au samedi de 12h à 14h et de 19h à 22h.

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La question : Le repas du chômeur, un ancêtre des restos du cœur à Rouen ? 🍽

Près de 400 000 repas gratuits sont servis aux plus précaires entre 1932 et 1935 à Rouen (crédit : Retro News).

De 1932 à 1935, un élan caritatif nourrit de nombreux chômeurs à Rouen. Une solidarité bienvenue en temps de crise. 

Le contexte

  • L’année 1929 est marquée par le crash de la bourse américaine de Wall Street en octobre.
  • Une grave crise économique gagne peu à peu l’ensemble du monde capitaliste. Faillites bancaires, surproductions, effondrements des cours entraînent un chômage important : plus de 40 millions de chômeurs.
  • En France, la crise est profonde et durable. Des marches de la faim sont organisées en décembre 1932. À Rouen, le taux de chômage est impressionnant.
  • Des familles ouvrières se retrouvent sans ressources. La solidarité se met en place. L’objectif : fournir un repas décent aux chômeurs.

Une soupe populaire 

  • Des soupes populaires sont organisées dans divers points de la ville. Le repas du chômeur est créé en 1932 dans l’église Saint-Etienne-des-Tonneliers.
  • Sa propriétaire, Mme de la Moissonière, prête le lieu pour servir un repas chaud à 0,50 franc aux familles en situation de chômage midi et soir.
  • Planches et tréteaux sont réquisitionnés chez des particuliers pour dresser les tables. Un bol de soupe et un morceau de viande avec des pommes de terre constituent le menu, servi par des bénévoles. Les dons en nature et financiers soutiennent l’initiative. 

Un soutien moral et social 

  • Le repas du chômeur est plus qu’une aide alimentaire :  c’est une assistance solidaire envers les démunis et les déclassés de la crise.
  • Ceux qui sont sans travail trouvent dans la cantine populaire un lieu d’attention et d’humanité.
  • Les bénévoles donnent des conseils et des vêtements. C’est aussi un espace d'échanges.
  • En novembre 1935, le repas du chômeur termine sa mission solidaire. Il aura servi plus de 400 000 repas. 
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Revue de presse 🗞

Un Rouennais de 12 ans déjà dans un orchestre

À Rouen, jusqu'au 27 juin, le festival Roulez Jeunesse célèbre les jeunes artistes. Actu76 a rencontré Martin, 12 ans, un jeune musicien qui assume préférer le rock et le jazz.

Un nouvel Institut à Rouen pour révéler les entreprises “remarquables”

L’Institut des entreprises remarquables sera officiellement lancé le 2 juillet au musée des Beaux-Arts de Rouen. Son ambition : mettre en lumière des initiatives inspirantes, souvent invisibles, qui replacent l’humain au cœur de l’entreprise. Ici Normandie vous explique tout.

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NOS IDÉES SORTIES DE LA SEMAINE 💡

Du mardi au dimanche, explorez le donjon de Rouen comme vous ne l'avez jamais vu (crédit : Alan Aurby).

Le Donjon de Rouen ouvre ses portes

Dès ce mardi, la tour du château où Jeanne d'Arc fut emprisonnée au XIIIe siècle propose une nouvelle expérience de visite en autonomie, du mardi au dimanche. On déambule à son rythme, on observe, on manipule, on ouvre, on se met en scène dans des décors reconstitués. Chacun compose son propre parcours entre jeu, curiosité et découverte historique. Une adresse incontournable pour les amateurs de patrimoine médiéval rouennais.

Y aller : Rue Bouvreuil, à Rouen. Tarifs : 5 à 7 €. Réservation ici.

Une pièce comique sur la montée du totalitarisme

Mercredi, à 19h, la Chapelle Saint-Louis accueille une mise en scène de La Résistible Ascension d'Arturo Ui de Bertolt Brecht. Dans cette farce grinçante, un gangster de bas étage manipule la peur et la corruption pour prendre le contrôle du commerce de la choucroute à Chicago. Du grotesque et du tragique entremêlés pour ausculter les mécanismes de la dictature, avec la précision chirurgicale de Brecht.

Y aller : L'Étincelle, 4, Place de la Rougemare, à Rouen. Gratuit. Réservation au 02 35 98 45 05.

Les jeunes du Conservatoire sur scène

Mercredi, à 20h, le Théâtre des Deux Rives accueille Capital Risque, une pièce de Manuel Antonio Pereira interprétée par les élèves en CPES du Conservatoire de Rouen dans le cadre du festival Sages comme une page blanche. Un groupe d'amis à la sortie du lycée, les concours des grandes écoles, les doutes, les compromissions et les renoncements : un regard sombre sur un monde où les règles du jeu pour réussir laissent peu de place au rêve.

Y aller : 48, Rue Louis Ricard, à Rouen. Gratuit, sur réservation ici.

Une soirée canadienne au Lodge

Jeudi, à partir de 19h, le Lodge ressort ses accents grand-nordiques pour une deuxième Tabarnak Party. Buffet à volonté en format carte de printemps revisitée, brasero en terrasse, duo piano-voix assuré par Lucile Musique et roue de la fortune pour gagner des cadeaux toute la soirée. La première édition avait cartonné : cette deuxième s'annonce dans le même esprit festif et gourmand.

Y aller : Angle Avenue De L'Université, Rue de la Mare Sansoure, à Rouen. Tarif : 34 €/ personne. Réservation ici.

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Direction de la rédaction : Jean-Marc Paillous avec Emmanuelle Magne et Dany Laforge. Rédactrice en chef : Aude Cazorla. Avec : Agathe Poirot-Bourdain.

À demain !

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