Portrait : Thomas Fantini, nouveau président du Medef 31
Entrepreneur toulousain, dirigeant du groupe de restauration, traiteur et réception Maison Pergo, Thomas Fantini est le nouveau président du Medef Haute-Garonne.
Ce qui compte
Ancien joueur de rugby passé par les espoirs du Stade Toulousain, Thomas Fantini a gardé de ce passé l’engagement collectif. Engagé au Medef de longue date, il était depuis 2020 vice-président de la section départementale du syndicat patronal.
Succédant à Pierre-Olivier Nau, le dirigeant du groupe Manatour, qui avait occupé cette fonction pendant 6 ans, Thomas Fantini a été élu président du Medef Haute-Garonne le 11 juin dernier, pour un mandat de 3 ans. « Avant d’être président, je suis entrepreneur. Je connais les responsabilités, les contraintes et parfois la solitude du chef d’entreprise. Mais je connais aussi la fierté de bâtir, de transmettre, de créer de l’activité et de faire grandir des équipes. C’est cette énergie que je veux défendre et faire entendre », dit-il.
Bio express
Âgé de 50 ans, Thomas Fantini est devenu une figure incontournable. Issu d’une famille d’entrepreneurs, il opte pour des études supérieures en commerce et marketing.
Après avoir ouvert son premier restaurant (Le Varsi) en 2002, il reprend La Pergola, dans le quartier de Lardenne, en 2004. À partir de 2010, il développe un groupe en reprenant d’autres restaurants. Maison Pergo rassemble aujourd’hui une douzaine d’établissements, restaurants et traiteurs toulousains. S’y trouvent des noms bien connus des Toulousains : La Pergola, le Bibent, Les Bouillons Labège et Hippodrome la Cépière, Skandi, Falcou…
Premier traiteur d'Occitanie et troisième groupe régional de restauration, Maison Pergo emploie plus de 170 personnes et génère 20 millions d’euros de chiffre d’affaires par an.
Sauver l’apprentissage
Thomas Fantini est également le président de la branche restauration de l’UMIH 31, l’Union des métiers et des industries de l'hôtellerie, et du CFA de Blagnac.
Parmi les premiers engagements du nouveau président du syndicat patronal : la défense de l’apprentissage. Thomas Fantini s’insurge contre la réduction annoncée des financements publics (-88 %) destinés aux Régions pour financer les CFA. « Les conséquences d'une telle réduction seraient immédiates pour les centres de formation. De nombreux CFA pourraient être contraints de réduire leur offre pédagogique, de différer des investissements indispensables ou de revoir leur organisation. Selon les premières remontées du secteur, près de 17 % d'entre eux envisagent déjà des mesures de réduction d'activité, de réorganisation ou de suppression de postes », alerte-t-il.
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