L'entretien : l'hôpital Ducuing prend soin des femmes à toutes les étapes de leur vie
L’Hôpital Joseph Ducuing obtient une unité de néonatologie spécifique et lance un Centre de la femme permettant une approche pluridisciplinaire. Présentation avec la directrice de l’établissement, Cathy Garcia.
Que signifie le fait de devenir une maternité 2A ?
« Le 2A, c'est une unité de néonatologie avec des soins spécifiques, où l’on peut prendre des grossesses qui sont plus compliquées que celles de niveau 1, soit les grossesses normales.
De fait, il peut y avoir des bébés de petit poids qui nécessitent des soins un peu plus poussés. On peut désormais garder ces bébés que l'on était amené à transférer, et ainsi ne pas casser le lien mère-enfant. C’est très important dans les 1 000 premiers jours de l’enfant.
C’est un point important du projet médical de l'hôpital. Nous avions déposé un dossier et l'ARS nous a octroyé ce niveau car nous avons 2 500 accouchements par an. »
Qu’est-ce que le Centre de la femme ?
« C’est d’abord un enjeu majeur de santé publique. Les femmes ont des pathologies spécifiques. Nous avons trouvé qu'il était intéressant de proposer un parcours de soins à chaque étape de la vie : la puberté, la maternité, les problématiques gynécologiques, comme par exemple l'endométriose, ainsi que la période souvent tue de la pré-ménopause et de la ménopause. En prenant en compte toutes les modifications hormonales que va vivre une femme dans sa vie.
Ça ne se fait qu'ici pour l’instant. Nous sommes sûres que l'on peut améliorer la vie des femmes. »
Comment réussissez-vous alors que les moyens sont contraints, que des maternités ferment ?
« On a des difficultés comme tout le monde, mais je crois que cela tient à la philosophie de l'établissement, où il y a toujours de la solidarité, de l’innovation, avec des professionnels de santé engagés.
L'obstétrique, la gynécologie, font partie du projet médical de l’établissement. Il n'y a pas que ça, mais c'est une orientation que l'on souhaite garder.
L'histoire de Joseph Ducuing, c'est un accueil inconditionnel. On accueille tout le monde sans dépassement d'honoraires, dont les femmes dans l’errance. C'est une mission importante que l'on a. »
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