Emma's Bookshop : Émilie Debur fait de sa librairie un lieu de vie autour des langues à Clermont-Ferrand
Après un parcours entre Paris, Bordeaux, La Roche-Blanche et le Canada, Émilie Debur a ouvert Emma’s Bookshop avec une idée simple : créer une librairie internationale qui soit aussi un espace de rencontres.
La genèse du projet
Suite à plusieurs expériences en librairie et des études dans les métiers du livre, Émilie Debur s’installe définitivement à Clermont-Ferrand, une ville où elle garde de "très bons souvenirs d’enfance". Elle passe par la librairie Les Volcans, où elle travaille pendant six mois et observe un public curieux de littérature étrangère. "Dans le petit coin VO, il y avait une vraie demande, mais pas assez de choix et de nouveautés", nous explique-t-elle. Entre Michelin, les écoles de langues privées ainsi que les lycées et collèges internationaux, de nombreux Clermontois ont un attrait pour les langues.
C’est de ce constat que naît le projet Emma’s Bookshop, pensé comme une librairie-café entièrement tournée vers les langues étrangères. "L’idée d’un espace salon de thé m’est venue de Montréal, où ces lieux sont très courants. Je voulais une ambiance plus décontractée qu’une librairie classique", raconte-t-elle. Après neuf mois de préparation avec une amie à elle, le projet ouvre ses portes juste en face de l’Hôtel de Ville.
Une librairie ouverte
Emma’s Bookshop propose des ouvrages principalement en anglais, mais aussi en espagnol, italien, allemand et portugais. La librairie s’adresse autant aux lecteurs bilingues qu’à ceux qui souhaitent apprendre une langue. "On a aussi des manuels et des livres pour débutants, avec du vocabulaire dans la marge", précise-t-elle.
Émilie Debur a misé également sur l’espace café pour dépasser la barrière de la langue. Des clients viennent simplement boire une boisson et repartent parfois avec un ouvrage. "Certains entrent pour se poser, regardent les livres pour flâner et finissent par partir avec un livre", souligne-t-elle. Loin d’être réservé aux personnes polyglottes, le lieu se veut accessible et ouvert. "Il suffit que les gens aient au moins ce point commun : aimer lire", dit-elle. Des lectures pour enfants sont aussi organisées en plusieurs langues animées par des bénévoles natifs.
Créer du lien autour des livres
Au-delà de la vente, Émilie Debur défend une librairie comme un lieu de rencontre et de circulation des idées. Elle a mis en place un club de lecture et encourage les initiatives portées par les clients eux-mêmes. "J’aime que les gens s’approprient l’espace et proposent des choses, même sur des thèmes que je ne maîtrise pas forcément", explique-t-elle.
Émilie Debur insiste sur sa volonté à créer un lieu pensé par et pour les lecteurs : "Oui, techniquement sur le papier c’est ma librairie, mais je veux que les gens créent quelque chose avec Emma’s Bookshop", résume-t-elle.
Les réseaux sociaux participent aussi à cette dynamique, où elle partage son quotidien et ses recommandations. "L’idée, c’est vraiment l’échange. Je n’ai pas la prétention de tout savoir sur la littérature, au contraire", confie-t-elle. Dans cette librairie, les langues circulent autant que les histoires, et c’est précisément ce qui en fait un lieu vivant.
Y aller : Emma's Bookshop, 9 rue Philippe Marcombes, Clermont-Ferrand.
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