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Jeudi 19 mars

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C'est à Kyoto, au Japon, que le narrateur va aller jusqu'au bout de son trouble artistique (crédit : Adobe Stock).

Dans un roman inattendu, le célèbre bédéaste Nicolas de Crécy nous entraîne au Japon sur les pas d'un artiste harcelé par sa mémoire obsédante des grandes œuvres d'art passées et contemporaines, et pourtant privé d'inspiration. 

L'intrigue

  • Alexandre Vollin-Delbar est un artiste formé à l'école des beaux-arts de Grenoble. Il connaît un début de carrière marqué par le succès, grâce à l'appui d'un patron de galerie au sens commercial aigu.
  • Le jeune artiste n'est pas dupe des ficelles marketing mises en œuvre pour le propulser sur le devant de la scène. Mais ces artifices vont soudainement tarir son inspiration.
  • Incapable de produire, mais littéralement hanté par des œuvres innombrables qui peuplent son imaginaire, il réussit à décrocher une bourse pour partir au Japon, en résidence artistique...

Une critique nuancée

  • En suivant l'itinéraire très documenté d'Alexandre Vollin-Delbar, Nicolas de Crécy, fort de son expérience personnelle au Japon, entraîne le lecteur à Kyoto, au cœur d'un Japon bien éloigné des clichés.
  • Par le biais d'une intrigue originale, dépourvue de manichéisme, l'auteur pose la question de l'épuisement de l'art contemporain, victime d'une époque sans inspiration et d'une invasion de la logique mercantile.
  • Par ses innombrables références, il invite le lecteur à découvrir sur ses pas l'univers de l'art contemporain et ses résonnances avec les grandes œuvres du passé.

De la BD au roman

  • Nicolas de Crécy a fait ses études au beaux-arts d'Angoulême. En 1991, il publie son premier album : Foligatto (Les Humanoïdes Associés).
  • Il a recueilli de nombreuses distinctions comme le prix du meilleur album au festival d'Angoulême en 1998 pour Léon la Came.

👉 Nicolas de Crécy, Le syndrome de Kyoto, Gallimard, coll. « Sygne », 208 p., 20€.

📖 Pour feuilleter quelques pages, c'est ici.

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