Lundi 1 juin
Lyon : des assises au secours du bonheur en ville
Rédigé par Léo Mourgeon
La rencontre se base sur un outil scientifique, développé par une Lyonnaise, baptisé le « quotient émotionnel urbain » (crédit : Adobe Stock).
Urbanistes, philosophes et chercheurs se réunissent ce lundi à la Confluence pour réfléchir à une question : qu’est-ce qui crée de l’attachement à un quartier et du lien entre ses habitants ?
Ce qui se passe
- La 2ᵉ édition des Assises internationales de la Ville sensible se tient aujourd’hui à la Station Mue, dans le quartier de la Confluence.
- Après une 1ʳᵉ édition qui avait réuni 350 participants en 2025, l’événement rassemble cette année des spécialistes de l’urbanisme, de l’architecture et des sciences humaines autour du thème « Ce qui nous relie ».
- Parmi les invités figurent des philosophes, des biologistes et des chercheurs. Tout au long de la journée, conférences, débats et ateliers tenteront de déterminer ce qui fait qu’on se sent bien dans certains lieux et mal dans d’autres.
La démarche
- Au cœur du projet se trouve le « quotient émotionnel » de la ville, un outil scientifique développé par Olivia Cuir, fondatrice de SenCité, la structure organisatrice. « Cet outil de mesure vise à compléter les indicateurs traditionnels de l’urbanisme en s’intéressant à ce que ressentent réellement les habitants », explique-t-elle.
- Sentiment de sécurité, apaisement, attachement à un quartier ou capacité d’un lieu à favoriser les rencontres : « Il existe tellement d’éléments observables dans une ville qui ne sont pas forcément analysés par les décideurs. »
- « On mesure par exemple très bien les flux, les déplacements ou les bâtiments. Mais on s’intéresse trop peu à la manière dont les habitants vivent ces espaces au quotidien », estime Olivia Cuir.
- Une expérimentation menée à la Guillotière a notamment montré que 70 % des habitants interrogés se déclaraient attachés à leur quartier. « On sait qu’il se passe quelque chose dans ce quartier. Une ville ne se résume pas à ses infrastructures. Ce qui compte aussi, c’est ce qu’elle permet de vivre et de partager », analyse la spécialiste.
Les enjeux
- Car derrière ces réflexions se cache une préoccupation plus que concrète. Alors que la majorité de la population mondiale vit désormais en ville, la question n’est plus seulement de construire ou d’aménager, mais aussi de faire en sorte que la densité et l’absence de vert ne soient pas un frein au bonheur des habitants.
- Les Assises aborderont ainsi la santé mentale liée au cadre de vie, la place de la nature en ville ou encore les moyens de recréer du lien social. La journée se terminera par un grand banquet urbain en plein air, conçu comme une mise en pratique immédiate de cette ville plus relationnelle défendue par les organisateurs.
Abonnez-vous gratuitement
Nos lecteurs ont aussi lu :
Abonnez-vous gratuitement
Une info à nous suggérer ?
Contactez-nous
Lire la dernière édition de l'Essentiel Lyon