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Bonjour,

Chers lecteurs,


💦 Cette semaine, nous vous parlons d'eau, d'anti-gaspillage, de transports publics, de voiture électrique et même de vacances plus respectueuses de l'environnement.


🏃‍♂️‍➡️ Comme toujours, notre objectif reste le même : mettre en lumière des initiatives concrètes qui font avancer les choses.


📝 Si cette newsletter vous plaît, pensez à la partager autour de vous. Et n'hésitez pas à nous écrire : vos idées, vos remarques et vos suggestions nous sont toujours précieuses.


Très bonne lecture !

Comment transformer les eaux usées avec les rayons UV... 💧 

En France, moins de 1 % des eaux usées traitées sont aujourd'hui réutilisées, alors que certains pays comme Israël dépassent les 90 % (crédit : Sogéa Environnement).

Montpellier teste actuellement la réutilisation de 110 000 m³ d'eaux usées par an grâce au projet LIFE ReWa. Basée à Lunel, dans l'Hérault, BIO-UV Group développe depuis 25 ans des technologies capables de sécuriser l'eau recyclée pour lui offrir de nouveaux usages.

Une expertise française

  • Créée en 2000, BIO-UV Group conçoit des systèmes de traitement de l'eau utilisant les ultraviolets. L'entreprise intervient dans plus de 70 pays et équipe aussi bien des collectivités que des industriels ou des exploitations aquacoles.
  • Son rôle intervient lors de la dernière étape du traitement. Après avoir été filtrée, l'eau passe devant des lampes UV qui neutralisent les bactéries, virus et autres micro-organismes encore présents.
  • « Nous sommes la dernière brique du traitement, celle qui sécurise l'eau au niveau bactériologique », explique Isabelle Sost, directrice marketing et communication du groupe. Le procédé repose uniquement sur la lumière. « Il n'y a pas de chimie, c'est complètement naturel », souligne-t-elle. Une solution qui permet de désinfecter l'eau sans laisser de résidus.

Dans le détail

  • Pour l'entreprise, l'urgence est aujourd'hui de mieux valoriser une ressource qui se raréfie. Sécheresses, nappes phréatiques trop exploitées et pluies plus irrégulières obligent à repenser notre gestion de l'eau.
  • « On a toujours cru en France qu'il y avait de l'eau partout, mais on se rend compte qu'il y en a de moins en moins », constate Isabelle Sost.
  • Pourtant, le pays dispose d'un savoir-faire reconnu dans le traitement de l'eau. « Nous sommes parmi les meilleurs au monde pour traiter l'eau, mais parmi les moins bons pour la réutiliser », regrette-t-elle.
  • Aujourd'hui, moins de 1 % des eaux usées traitées sont réutilisées en France, contre près de 15 % en Espagne ou en Italie.

Donner plusieurs vies à chaque goutte

  • BIO-UV Group participe actuellement au projet LIFE ReWa près de Montpellier. Son objectif : produire différentes qualités d'eau recyclée pour l'arrosage, l'irrigation agricole, le nettoyage des voiries ou encore l'entretien des réseaux.
  • Pour Isabelle Sost, cette évolution est inévitable : « On recycle le verre, le papier ou le plastique. Pourquoi ne recyclerait-on pas l'eau ? »
  • À plus long terme, elle imagine des villes où les bâtiments récupèrent les eaux de pluie ou réutilisent certaines eaux domestiques. « Dans le futur, il y a plein de choses à faire pour donner plusieurs vies à l'eau », estime-t-elle.
  • Face aux défis climatiques, cette ressource longtemps considérée comme inépuisable pourrait bien devenir l'un des enjeux majeurs des prochaines décennies.
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Comerso : quand les invendus trouvent enfin une seconde vie ♻️

En France, près de 8 millions de personnes ont recours à l'aide alimentaire chaque année, selon les associations du secteur (crédit : Adobe Stock).

Une pomme un peu flétrie, un dessert mal étiqueté ou une série de produits retirés des rayons pour une simple question d'apparence : chaque jour, des milliers d'objets encore parfaitement utilisables risquent la destruction. Depuis 2013, l'entreprise Comerso aide les fabricants et distributeurs à leur offrir une seconde vie.

Idée contre le gaspillage

  • L'aventure débute en 2013, à une époque où de nombreux invendus étaient encore systématiquement détruits.
  • « Quand nous avons créé Comerso, beaucoup de produits encore consommables ou utilisables étaient jetés simplement parce qu'ils ne pouvaient plus être vendus dans le circuit classique », explique son fondateur Pierre-Yves Pasquier.
  • L'entreprise a développé une plateforme qui met en relation les distributeurs, les industriels et plus de 2 700 associations partenaires, parmi lesquelles les Restos du Cœur, les Banques Alimentaires, Emmaüs ou encore le Secours populaire.
  • Son modèle économique repose sur un abonnement payé par les entreprises clientes, auxquelles Comerso fournit les outils, le réseau et l'accompagnement nécessaires pour valoriser leurs invendus plutôt que les détruire.

Simplifier l'anti-gaspi

  • Concrètement, lorsqu'une entreprise se retrouve avec des produits invendus ou invendables, Comerso prend le relais. « Notre métier consiste à simplifier l'anti-gaspi et à lever tous les freins », résume Pierre-Yves Pasquier.
  • L'entreprise identifie les associations susceptibles d'être intéressées, organise la logistique, assure la traçabilité et gère l'ensemble des démarches administratives. « Nous gérons tout à 360 degrés », insiste le dirigeant.
  • L'un des exemples les plus marquants concerne plus de 10 000 desserts au chocolat parfaitement consommables mais victimes d'une erreur d'étiquetage. « Sans nous, ces produits auraient été détruits », souligne-t-il. Grâce au réseau de Comerso, ils ont finalement été redistribués à des associations.

Bon pour la planète

  • Au-delà de l'impact environnemental, la solution présente aussi un intérêt économique. « Depuis la naissance de Comerso, nos clients ont réalisé plus de 400 millions d'euros d'économies cumulées », affirme Pierre-Yves Pasquier.
  • Pourquoi ? Parce qu'un produit jeté représente une double perte : sa valeur marchande disparaît et l'entreprise doit en plus payer pour son traitement comme déchet. À l'inverse, les dons aux associations permettent de bénéficier d'une réduction fiscale représentant jusqu'à 60 % de la valeur du produit donné.
  • Aujourd'hui, Comerso contribue à sauver environ 150 tonnes de marchandises chaque jour, soit l'équivalent de cinq semi-remorques remplis quotidiennement.
  • Mais pour son fondateur, le combat est loin d'être gagné : « Le plus grand malentendu sur le gaspillage, c'est de penser que le problème est réglé. Le gaspillage est un sujet de tous les jours. »
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À Blois, un tiers-lieu qui aide les habitants à moins dépendre de la voiture 🚲

Le Relais Azalys est installé face à la gare de Blois-Chambord afin de faciliter les correspondances entre train, bus, vélo et services de mobilité partagée (crédit : Le Relais Azalys).

Acheter un abonnement de bus, louer un vélo, découvrir le covoiturage ou simplement obtenir des conseils pour ses déplacements : à Blois, le Relais Azalys rassemble toutes les solutions de mobilité sous un même toit. Une initiative qui facilite la transition vers des déplacements plus durables.

Guichet unique 

  • Installé face à la gare de Blois-Chambord depuis juin 2025, le Relais Azalys simplifie l'accès aux différents services de mobilité du territoire.
  • Les habitants peuvent y acheter ou recharger leurs titres de transport, réserver un trajet à la demande, louer un vélo ou encore accéder à un stationnement vélo sécurisé.
  • En regroupant ces services dans un même lieu, l'agglomération souhaite rendre les alternatives à la voiture plus visibles et plus faciles à utiliser au quotidien.

Un lieu vivant

  • Le Relais Azalys n'est pas seulement une agence de transport. Conçu avec les habitants, les associations et les collectivités, il accueille également de nombreuses animations.
  • Ateliers de réparation vélo, remise en selle, découverte du vélo-cargo ou rencontres autour du covoiturage et de l'autopartage permettent aux visiteurs de tester de nouvelles solutions dans un cadre convivial.
  • L'objectif est de donner envie d'essayer, puis d'adopter progressivement d'autres modes de déplacement.

Une initiative qui pourrait faire école

  • Au-delà des services proposés aux habitants, le Relais Azalys constitue une expérimentation observée de près par d'autres collectivités.
  • Son originalité réside dans le regroupement, au même endroit, de l'ensemble des solutions de mobilité disponibles sur le territoire.
  • Blois n'est évidemment pas la seule ville à explorer cette voie. Des métropoles comme Grenoble ou Strasbourg ont déjà largement développé les transports collectifs et les mobilités douces avec succès.
  • Mais l'initiative blésoise montre qu'une ville moyenne peut elle aussi proposer des solutions concrètes pour réduire la dépendance à la voiture. Un exemple inspirant parmi d'autres, qui pourrait donner des idées à de nombreux territoires.
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Recharger 520 km en 5 minutes : la Chine accélère sur la voiture électrique ⚡️

Des systèmes de recharge bien supérieurs aux bornes développées en Europe sont sur le point d’arriver (crédit : Adobe Stock).

Recharger presque aussi vite qu’un plein d’essence : c’est la promesse affichée par le géant chinois CATL, leader mondial des batteries pour véhicules électriques. L’entreprise a affirmé, fin avril, qu’il serait possible de récupérer jusqu’à 520 kilomètres d’autonomie en seulement 5 minutes de recharge, une avancée qui pourrait accélérer l’adoption des voitures électriques.

Batteries ultra-rapides

  • Cette nouvelle batterie baptisée “Shenxing” vise à réduire l’un des principaux freins à l’électrique : le temps de recharge.
  • Selon CATL, elle permettrait également d’atteindre jusqu’à 800 kilomètres d’autonomie totale selon les modèles.
  • Même par temps froid, l’entreprise assure que les performances restent élevées.

Une longueur d’avance

  • CATL ne se contente plus des batteries. Le groupe développe aussi un vaste réseau énergétique intégré avec stations de recharge ultra-rapides et solutions de stockage.
  • L’entreprise évoque également des batteries capables d’atteindre jusqu’à 1 500 kilomètres d’autonomie grâce à des technologies hybrides combinant plusieurs chimies.
  • Cette accélération illustre la stratégie chinoise sur l’électrique : investir massivement pour rendre les véhicules plus pratiques, plus rapides à recharger et plus accessibles. Aujourd’hui, CATL fournit déjà de nombreux constructeurs internationaux, de Tesla à BMW.

Dans le détail

  • Si ces promesses se confirment à grande échelle, elles pourraient transformer l’usage de la voiture électrique.
  • Recharger en quelques minutes changerait notamment les longs trajets et limiterait l’angoisse de la panne.
  • Pour les spécialistes du secteur, cette évolution pourrait rapprocher encore davantage l’expérience électrique de celle des véhicules thermiques avec moins d’émissions à l’usage.
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Petits gestes du quotidien : et si vos vacances devenaient plus éco-responsables ? 🌍 

Voyager sans polluer, c'est souvent découvrir ou redécouvrir des destinations situées à seulement quelques heures de train de chez soi (Adobe Stock).

À l'approche des vacances d'été, nombreux sont ceux qui préparent encore leur prochain séjour. Bonne nouvelle : voyager de manière plus respectueuse de l'environnement ne signifie pas renoncer au plaisir ou peut-être, tout simplement partir moins loin. Quelques choix simples peuvent réduire l'impact de vos vacances tout en favorisant des découvertes plus authentiques.

Éviter l'avion

  • Le transport représente souvent la plus grande part de l'empreinte carbone d'un voyage.
  • Lorsque c'est possible, le train reste l'une des solutions les plus vertueuses.
  • Pour les trajets plus courts, le covoiturage permet également de limiter les émissions tout en réduisant les coûts.
  • Une autre option consiste à choisir une destination plus proche de chez soi et à profiter pleinement du territoire plutôt que de multiplier les kilomètres.

Un rythme plus lent

  • Le « slow tourisme » séduit de plus en plus de voyageurs. Son principe est simple : rester plus longtemps au même endroit et privilégier les activités de proximité.
  • Balades à vélo, randonnées, visites de producteurs locaux ou découverte du patrimoine permettent souvent de vivre une expérience plus riche qu'un séjour rythmé par les déplacements.
  • Une façon de prendre le temps tout en limitant son impact sur l'environnement.

Soutenir les acteurs locaux

  • Le tourisme durable passe aussi par les choix effectués sur place. Dormir dans un hébergement engagé, acheter ses produits auprès de commerces locaux ou emporter une gourde réutilisable sont autant de gestes qui font la différence.
  • Ces habitudes contribuent à préserver les ressources tout en faisant profiter directement l'économie locale des retombées du tourisme.

💡 À tester cet été

  • Ecovoyageurs : une agence française spécialisée dans le tourisme responsable. Elle sélectionne des hébergements engagés et propose des séjours en France et à l'étranger avec une attention particulière portée aux transports, à l'impact environnemental et aux retombées locales.
  • Hourrail : cet outil permet de visualiser toutes les destinations accessibles en train depuis une ville donnée en quelques heures seulement.
  • France Vélo Tourisme : le site référence des centaines d'itinéraires cyclables partout en France, avec cartes, hébergements et idées d'étapes.
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En bref... 🕊️

  • ⚡ Transition énergétique. Les 27ᵉ Assises européennes de la transition énergétique se tiendront du 24 au 26 juin à Strasbourg. Plus de 3 500 élus, experts et acteurs de terrain sont attendus pour partager des solutions concrètes autour de l'énergie, du climat et de l'adaptation des territoires.
  • 💶 100 milliards d'euros pour l'environnement. Selon le ministère de la Transition écologique, la France a consacré 100 milliards d'euros aux dépenses environnementales en 2023. Une grande partie de ces investissements a été dirigée vers la gestion des déchets, le traitement des eaux usées et le développement des énergies renouvelables.
  • 🦋 Comprendre la biodiversité en jouant. La Fresque de la Biodiversité poursuit son déploiement partout en France. Cet atelier collaboratif permet de mieux comprendre les liens entre les espèces, les activités humaines et les écosystèmes, à travers une approche ludique accessible à tous.
  • ♻️ Et si trier ses vêtements devenait un réflexe ? En Australie, une campagne originale invite les citoyens à déposer leurs textiles usagés dans les filières de recyclage comme ils le font déjà pour les bouteilles ou les emballages. L'objectif est de donner une seconde vie à des millions de vêtements encore valorisables.
  • 🌍 Des lycéens dans la peau de négociateurs climatiques. En Meurthe-et-Moselle, une soixantaine d'élèves ont participé à une simulation de négociations internationales inspirée des COP climat. Une expérience réaliste qui leur permet de mieux comprendre les défis et les compromis nécessaires pour lutter contre le réchauffement climatique.
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Un peu de lecture... 📚

Fantastique nature

Les arbres communiquent, s'entraident et prennent soin de leurs congénères. À travers son expérience de forestier, Peter Wohlleben présente des systèmes de collaboration entre espèces fascinants qui existent dans les bois. Un best-seller passionnant, devenu un classique, qui change notre regard sur le monde végétal.

  • La vie secrète des arbres de Peter Wohlleben - édition Luxe, Les Arènes BD, 234 p., 39 €.

(Les Arènes BD)

(Tana Editions)

La biodiversité en infographies

Plus de 200 infographies pour comprendre simplement les grands enjeux du vivant. Un ouvrage visuel et pédagogique qui explique le fonctionnement des écosystèmes, les menaces qui pèsent sur eux et les solutions pour les préserver.

  • La biodiversité en infographies de Tatiana Giraud, Tana Editions, 136 p., 24,90 €.

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Direction de la rédaction : Jean-Marc Paillous avec Emmanuelle Magne et Dany Laforge.

Rendez-vous le 29 juin

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