Madama Butterfly en plein air 🦋
Dès ce soir, l'Opéra de Toulon présente le drame de Giacomo Puccini à Châteauvallon.
On rembobine
- Créé en 1904 à la Scala de Milan, Madama Butterfly (livret Luigi Illica et Giuseppe Giacosa) raconte le destin de Cio-Cio-San, jeune Japonaise devenue geisha, mariée à l’officier américain Pinkerton.
- Après l’avoir abandonnée, ce dernier revient 3 ans plus tard avec son épouse américaine chercher leur enfant.
- L'opéra se joue ce vendredi, dimanche et mardi à 21h, à l'amphithéâtre de Châteauvallon à Ollioules. Il réunit des artistes lyriques internationaux sous la baguette de Victorien Vanoosten.
- Vous pouvez encore réserver vos places (tarifs de 5 € à 79 €) ou, avec l'Essentiel Toulon, tenter de gagner 1 invitation pour 2 personnes pour la représentation de dimanche. Pour cela, il suffit de cliquer ici.
Pour bien comprendre
- Butterfly est « le personnage le plus droit de toute la partition », dont l’héroïsme fait ressortir « d’autant plus la lâcheté des hommes » indique le metteur en scène Florent Siaud à l’Essentiel Toulon.
- Suzuki accompagne l’héroïne dans un lien de « sororité, de femmes qui s’appuient l’une sur l’autre », alors que Kate apparaît en fin « humainement chargée de compassion » précise-t-il.
- Pinkerton incarne « l’inconséquence et l’ignorance crasse », tandis que Sharpless, compatissant, représente « une version positive de la masculinité, avec une conscience morale développée ».
À quoi s’attendre ?
- La mise en scène repose sur une installation de bambous blancs abstraits, « hérissés vers le ciel », qui plantent un univers entre rêve et réalité, comme une estampe. « Elle matérialise la prison mentale de l'héroïne qui attend désespérément son mari auquel elle dit dans le 1er acte, qu’il paraît que les Américains épinglent les papillons comme des objets de collection » explique-t-il.
- Entre les 2e et 3e actes, « on passe dans le rêve de Butterfly », un glissement entre inconscient et réel.
- La dimension tragique et émotionnelle de l’œuvre est conservée jusqu’à sa conclusion, où Butterfly choisit de se donner la mort dans un geste rituel d’honneur, pendant que son enfant joue.


